Afrique : « La lutte contre le VIH-sida doit rester plus que jamais d’actualité », selon Macky Sall

0
648
Le président sénégalais, Macky Sall, durant le sommet régional sur le VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre

Le financement de la lutte contre le Sida est perturbé par la pandémie de Covid-19. Lors du sommet régional sur le VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre, le président sénégalais Macky Sall a plaidé pour que la riposte contre cette maladie reste une priorité pour les pays africains. 

Le président sénégalais a annoncé le décaissement d’un montant de 2 milliards FCFA (plus de 3,5 millions $) supplémentaires pour continuer à lutter contre le VIH dans son pays. « La lutte contre le VIH-sida doit rester plus que jamais d’actualité, même dans le conteste de la riposte anti-Covid-19 », a-t-il martelé lors du sommet régional sur le VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre. 

D’après RFI, l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a pris du retard dans la lutte contre le Sida. Cette région fait face à une hausse des nouvelles infections, essentiellement chez les jeunes et les femmes. L’an dernier, 150 000 décès liés au sida ont été enregistrés dans cette partie de l’Afrique. Elle détient 4.7 millions de personnes vivant avec le VIH, soit 12 % des cas dans le monde.  

Il n’y a pas de « manque de volonté politique ».

Pour faire face à la situation, Macky Sall a estimé qu’il faudra plus de financement. Selon lui, les maladies n’ont pas connu de traitements adéquats en Afrique, par défaut de prise en charge, de budget. « Je serais très heureux que le Sénégal puisse dire très prochainement :  »Merci au Fonds mondial [de lutte contre le sida] pour nous avoir accompagnés depuis tant d’années. Maintenant, nous prendrons en charge intégralement la riposte » ». Il a expliqué qu’il n’y a pas de manque de volonté politique. Par contre, il est temps de multiplier les actions pour arriver à bout de ce virus. 

Selon la directrice d’Onusida en RDC, Susan Kasedde, les acteurs de la société civile ont également un rôle crucial à jouer dans cette lutte. Pour elle, mettre fin au VIH d’ici 2030, c’est tout à fait possible.