Afrique : les communautés de riziculteurs plus vulnérables au paludisme, selon une nouvelle étude

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Rizière
Le paludisme est devenu plus courant dans les zones rizicoles africaines, au cours des 20 dernières années.

Les cas de paludisme dans les régions rizicoles africaines ont doublé au cours des deux dernières décennies, alerte un nouveau rapport.

Le paludisme est devenu plus courant dans les zones rizicoles africaines, au cours des 20 dernières années. Les méthodes de culture doivent être réadaptées pour réduire le nombre de moustiques, selon une étude publiée dans la revue The Lancet.

L’étude a pris en compte plusieurs zones rizicoles et non rizicoles du continent, où les quantités de moustiques ont été relevées. Le nombre de moustiques trouvés dans les villages rizicoles était six à huit fois plus élevé que dans les villages non rizicoles. Par ailleurs, les cas de paludisme étaient deux fois plus élevés dans villages rizicoles que dans les régions sans rizière.

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« Les rizières sont des sites de reproduction idéaux pour les moustiques responsables du paludisme. Leurs conditions de croissance sont exactement celles que préfèrent les moustiques responsables du paludisme Anopheles gambiae : une eau fraîche ensoleillée de deux à dix centimètres de profondeur, d’écoulement calme ou très lent et relativement propre », a expliqué Kallista Chan, co-auteur de l’étude, à SciDev.Net.

Toutefois, il est important de préciser qu’un changement a eu lieu par rapport aux données recueillies dans les années 1990. Durant cette période, aucune différence notable n’avait été enregistrée entre les zones avec des rizières irriguées et celles qui n’en avaient pas.

Améliorer les méthodes de culture pour réduire la maladie

Dans le contexte actuel, les autorités sanitaires africaines réfléchissent aux moyens d’éliminer le paludisme, tandis que les ministères de l’agriculture planifient l’expansion des cultures de riz irrigué.  Pour concilier ces deux objectifs, il urge de développer et de promouvoir des méthodes de culture qui ne constitueront plus des vecteurs de paludisme. Cela nécessitera une collaboration entre les acteurs des deux secteurs à l’échelle continentale.

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