L’Afrique est pénalisée par l’interdiction des investissements dans les combustibles fossiles, selon le président nigérien

0
663
Energies-fossiles
L'Afrique est « pénalisée » par l'interdiction du financement public de projets liés aux combustibles fossiles avant fin 2022.

Mohamed Bazoum a critiqué la décision du G7 de mettre fin aux investissements dans les sources d’énergie fossiles après plusieurs décennies d’exploitation des ressources naturelles.

L’Afrique est « pénalisée » par la décision des pays occidentaux de mettre fin au financement public de projets liés aux combustibles fossiles avant fin 2022. Cette décision pourrait constituer un frein au développement du continent, qui dispose d’importantes réserves de combustibles fossiles, selon le président du Niger, Mohamed Bazoum.

Ces propos interviennent quelques semaines après un engagement du G7 visant à supprimer progressivement les nouveaux investissements dans ce type de projet. La décision concerne principalement les projets qui ne prennent pas de mesures pour atténuer la pollution causée par les émissions.

Lire aussi : Le gaz fossile doit servir d’énergie « de transition » en Afrique, selon Macky Sall

« Nous allons continuer à nous battre, nous avons des combustibles fossiles qui doivent être exploités », a déclaré le président Mohamed Bazoum lors d’un forum d’affaires dans la ville commerciale ivoirienne d’Abidjan. « À un moment donné, les entreprises avaient prévu d’exploiter le charbon du Niger. Mais avec ces mesures, aucune banque n’est prête à s’engager. Nous sommes punis », a-t-il déclaré.

À noter que des appels similaires ont été récemment lancés par diverses personnalités, dont notamment le président de la Banque Africaine de développement, le président de l’Union africaine et plusieurs chefs d’État.

Lire aussi : Transition énergétique : le Ghana plaide pour une approche plus adaptée au contexte africain