L’agriculture moderne représente la principale cause de la dégradation des terres (UNCCD)

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La moitié de la population mondiale est affectée par la dégradation des terres, selon un rapport de l’UNCCD publié mercredi.

Un nouveau rapport révèle que 40 % des terres sont dégradées, ce qui affecte la moitié de la population mondiale. Le document désigne l’agriculture moderne comme la principale cause.

Selon la deuxième édition du rapport « Global Land Outlook », plus de la moitié de la population mondiale est touchée par la dégradation des terres. Le rapport a été publié mercredi par la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD). Selon le document, 40 % des terres sont dégradées. Ce phénomène exacerbe la pauvreté, les crises alimentaires, les migrations et les conflits.

L’agriculture moderne identifiée comme la principale cause

De nombreuses activités sont à l’origine de la dégradation des terres, notamment l’urbanisation, l’industrie extractive. Cependant, selon l’étude, l’agriculture moderne est la principale cause de ce phénomène. En effet, le rapport indique que cette activité « a altéré le visage de la planète plus que n’importe quelle autre activité humaine ». L’utilisation d’intrants chimiques entraîne la perte de la biodiversité.

Ibrahim Thiaw, secrétaire exécutif de l’UNCCD, estime que 16 millions de kilomètres carrés pourraient être dégradés d’ici 2050. Ce chiffre représente la taille de l’Amérique du Sud. Selon lui, le système alimentaire actuel est responsable de 80% de la déforestation. Il est donc important de le repenser.

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1 600 milliards $ nécessaire pour restaurer 1 milliard d’hectares dégradés

« Il faut changer de direction, transformer fondamentalement nos modes de production et de consommation », a déclaré Ibrahim Thiaw. Selon l’UNCCD, le monde doit penser à restaurer les terres et à protéger les zones naturelles. Un investissement de 1 600 milliards $ au cours de cette décennie devrait permettre de restaurer 1 milliard d’hectares dégradés, rapporte Le Monde. Cette somme permettrait de réhabiliter 2 50 000 hectares d’exploitations agricoles, de forêts et de pâturages. Selon Ibrahim Thiaw, la restauration des terres est « la réponse la moins chère pour l’atténuation et l’adaptation au changement climatique ». C’est la solution à de multiples crises, sociales et environnementales, a-t-il ajouté.

Le rapport appelle à investir dans les outils de surveillance spatiale. Ceux-ci permettent d’améliorer les cultures. Le monde devrait également prendre des initiatives pour transformer les déchets ménagers en engrais.

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