Le développement de l’industrie gazière africaine ne nuit pas à la transition énergétique (AIE)

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Selon l'AIE, l'exploitation des ressources gazières de l'Afrique n'empêchera pas la transition énergétique.

L’Afrique peut largement profiter de la crise actuelle pour s’ériger en superpuissance gazière mondiale. Elle pourrait ainsi devenir le principal fournisseur de l’Europe sans contrer la transition énergétique.

Les pays africains ont tort de penser que le développement de l’industrie gazière locale nuirait à l’atteinte des objectifs climatiques. Ils devraient plutôt accélérer les différents projets mis en place pour exploiter les vastes réserves d’hydrocarbures dont regorge leur sous-sol. C’est carrément le moment idéal pour le faire, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Le gaz naturel d’Afrique est désormais le préféré des pays européens. Une raison qui se justifie encore plus depuis le début de la guerre en Ukraine qui suscite le désintérêt de l’Europe pour le gaz russe. Dans ses perspectives énergétiques pour l’Afrique, l’AIE indique que l’Afrique pourrait produire jusqu’à 90 milliards m3 de gaz par an. Elle utilisera les 2/3 pour ses besoins intérieurs et exporter quelque 30 milliards m3 de gaz vers l’Europe chaque année.

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L’Afrique ne devrait pas craindre de stopper la transition énergétique

Produire une telle quantité de gaz n’empiétera pas sur la transition énergétique ou sur les engagements visant à atteindre le net zéro d’ici 2060. Une hypothèse que confirme le directeur exécutif de l’AIE, Faith Birol dans une interview accordée à Reuters. Selon lui, l’Afrique a toujours subi les effets des émissions de gaz à effet de serre (GES) causées par les pays développés.

Elle ne représente pourtant que moins de 3% des émissions mondiales de carbone selon l’AIE. En développant son industrie gazière, elle restera la région émettant le moins de GES au monde. « Si nous dressons la liste des 500 principaux défis à relever pour atteindre les objectifs climatiques, ce que l’Afrique fait de ses réserves de gaz n’y figurera pas » rassure Birol.

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Fidèle DJIMADJA