AIF : les dirigeants africains appellent à une croissance durable en Afrique

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Illustration appel des dirigeants africains à une croissance durable
Au cours du AIF au Maroc, le Roi du Maroc, les présidents de la BAD et de l’UA appellent à une croissance durable en Afrique.

Le Forum sur l’investissement en Afrique (AIF) s’est achevé la semaine dernière à Marrakech au Maroc. Au cours de cet événement, les participants ont tous exprimé l’urgence de « libérer les chaînes de valeur de l’Afrique » face aux multiples crises économiques et climatiques. Ces dernières accroissent la vulnérabilité des 55 pays du continent africain.

Présence de hautes personnalités du continent

Cette quatrième édition de l’événement a rassemblé d’éminentes personnalités de l’Afrique. Il s’agit notamment de Mohammed VI le Roi du Maroc, Akinwumi Adesina, le président de la Banque africaine de développement et Azali Assoumani le président de l’Union des Comores, également à la tête de l’Union africaine (UA).

Importance du rôle secteur privé

 « Le continent fait face à des défis économiques complexes, exacerbés par des tensions géopolitiques qui dépassent nos frontières et s’ajoutent aux effets du changement climatique. Le recours à la dette comme source principale de financement des politiques nationales fragilise également nos marges de manœuvre. Face à cette conjoncture et à l’ampleur des besoins de financement du développement, le rôle du secteur privé devient de plus en plus important pour soutenir l’action publique à travers des investissements durables et nécessaires », a fait savoir Mohammed VI, en particulier aux institutions financières régionales et internationales.

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Transition énergétique

Par ailleurs, le monarque marocain a souligné plusieurs avancées notoires au Maroc. Il s’agit de l’installation des 4,1 GW de puissance d’énergies renouvelables, à travers le royaume chérifien. Cette diversification du mix électrique a été saluée par le panafricain Akinwumi Adesina. À en croire le président de la BAD, la transition énergétique est nécessaire pour contrer le retard de croissance. Il a évoqué une augmentation de la taille de la chaîne de valeur des véhicules électriques. Celle-ci passerait de 7 000 milliards de dollars actuellement à 57 000 milliards de dollars d’ici à 2050.

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Il faut souligner que l’Afrique constitue la plus grande source de métaux verts pour cette industrie notamment le platine (70 %), le cobalt (52 %), le manganèse (46 %). De son côté, le président comorien a souligné la libre circulation interrégionale et l’économie circulaire tout en regrettant que « les exportations de produits manufacturés africains ne représentent que 1 % des exportations mondiales ».

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