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samedi 20, août 2022

Au Kenya, le changement climatique tue désormais plus d’éléphants que le braconnage

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Le braconnage illégal de l’ivoire constituait autrefois une menace importante pour les éléphants du Kenya. Désormais, les pachydermes sont confrontés à une menace encore plus grande, qu’est le changement climatique.

Le changement climatique tue 20 fois plus d’éléphants que le braconnage au Kenya, alors que le pays lutte contre sa pire sécheresse depuis quatre décennies. L’alerte a été lancée par les autorités environnementales du pays, dans un article publié par le Washington Post.

Pour survivre, les éléphants ont besoin de vastes paysages pour se nourrir. Les adultes peuvent consommer plus de 130 kilogrammes de nourriture et plus de 190 litres d’eau par jour. Toutefois, la sécheresse actuelle a desséché les rivières, le sol et les prairies, créant un environnement stérile et mortel.

Selon les responsables kényans, au moins 179 éléphants sont morts de soif l’année dernière, alors que le braconnage a coûté la vie à moins de 10. « C’est une alerte rouge. Nous avons oublié d’investir dans la gestion de la biodiversité et des écosystèmes. Nous n’avons investi que dans le commerce illégal d’espèces sauvages et le braconnage », a déclaré le secrétaire kenyan du Tourisme et de la Faune, Najib Balala, à la BBC.

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Toute la faune menacée

Les éléphants ne sont pas les seules victimes du changement climatique. Près de sept millions de têtes de bétail sont mortes en Éthiopie, au Kenya et en Somalie depuis l’automne dernier, selon un récent rapport de l’USAID.

Des carcasses de girafes, de chèvres, de chameaux et de troupeaux de bovins ont également été retrouvées dans des villages après être morts de faim dans le nord du Kenya. Ces pertes ont causé la ruine de nombreuses familles d’éleveurs, qui luttent contre l’insécurité alimentaire.

Dans les espaces protégés, les gardes forestiers et les chasseurs ont essayé d’aider les animaux en leur fournissant de l’eau et en plantant des arbres résistants à la sécheresse, mais sans succès.

Pour rappel, le Kenya et les autres pays de la Corne de l’Afrique sont actuellement confrontés à l’une des pires sécheresses jamais enregistrées. Plus de 4 millions de personnes au Kenya sont confrontées à de graves pénuries alimentaires. Ces derniers mois, les cas de malnutrition infantile ont augmenté de moitié, pour atteindre 942 000, selon Reuters. L’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui a fait grimper les prix du blé et du maïs, a exacerbé la crise alimentaire.

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