BAD : Interconnexion électrique pour une résilience climatique au profit du développement durable

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Pylône de connexion électrique
La BAD affiche l’ambition de favoriser la disponibilité permanente d’une électricité de qualité à un coût abordable.

A travers des projets porteurs, la Banque africaine de développement affiche l’ambition de favoriser la disponibilité permanente d’une électricité de qualité à un coût abordable. Le but étant de renforcer la résilience des populations mais aussi d’accélérer l’industrialisation de l’Afrique.

Dans un moment où le changement climatique s’invite dans tous les débats, on ne peut terminer l’année 2023 sans parler des projets structurants de la Banque africaine de développement (BAD) dans le domaine de l’électrification. A la question fondamentale de la production des énergies propres ou décarbonées en Afrique, peu de réponses ont été données lors de la COP 28. En effet, demander aux pays en développement, de renoncer aux énergies fossiles et au gaz pour s’orienter vers les énergies renouvelables redeviendrait à leur couper une source de revenu importante.

Desert to Power

Desert to Power est une initiative à laquelle le Fonds africain de développement vient d’accorder un prêt de 303 millions de dollars. Il s’agit d’un projet d’interconnexion électrique de 225kV entre la Mauritanie et le Mali. Ce projet constitue un coup d’accélérateur dans l’électrification de ces Etats car le secteur industriel et la population pourront en profiter. Selon la BAD, le projet établira une interconnexion électrique haute tension sur 1 373 kilomètres, avec une capacité de transit de 600 mégawatts (MW) entre les deux pays, de construire une centrale solaire de 50 MW à Kiffa, en Mauritanie, reliée à l’interconnexion. Cela permettra de connecter 100.000 nouveaux ménages (80.000 en Mauritanie et 20.000 au Mali) au réseau électrique dans les localités traversées.

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Un pôle d’opportunités pour lutter contre le changement climatique

Pour les pays en développement, notamment, ceux d’Afrique, les sources d’énergies propres ou décarbonés représentent une manne financière qui devrait accélérer leur développement et leur industrialisation. Pour plusieurs institutions, l’Afrique peut être un pôle d’opportunités pour lutter contre le changement climatique. Selon Anthony Nyong, directeur du Département du changement climatique et de la croissance verte à la Banque africaine de développement, en Afrique, l’économie circulaire représente un marché annuel d’environ huit milliards de dollars. Le continent a de nombreuses possibilités de s’attaquer au changement climatique, mais aussi de se positionner comme une solution mondiale pour résoudre la crise climatique.

Pour la BAD, l’interconnexion permettra de développer de nouvelles centrales d’énergie renouvelable, dont la production sera plus intégrée aux réseaux interconnectés.  Sa mise en exploitation facilitera l’accès à une électricité de qualité, à faible teneur en carbone et à un prix abordable.

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