Afrique de l’Ouest : 18 millions $ de la Banque mondiale pour renforcer la surveillance des maladies

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Santé-publique
Des acteurs ouest-africains de la Santé échangeant leurs expériences dans la surveillance des maladies à potentiel épidémique, la riposte contre la COVID-19 et Ebola.

La Banque mondiale a approuvé 18 millions $ pour financer le secteur sanitaire en Afrique de l’Ouest. Le montant servira à renforcer les systèmes de santé et soutenir une surveillance efficace des maladies dans la sous-région.

La Banque mondiale a validé deux financements d’un montant total de 18 millions $ pour soutenir le secteur de la santé en Afrique de l’Ouest. Les fonds soutiendront la mise en œuvre du Programme régional de renforcement des systèmes de surveillance des maladies (REDISSE). Le soutien de la Banque mondiale permettra de renforcer les systèmes de santé et de soutenir une surveillance efficace des maladies en Afrique de l’Ouest.

16 pays participent au REDISSE

REDISSE est un programme régional multisectoriel. Il a pour objectif de renforcer les capacités des pays à faire face aux menaces de maladies entre l’homme, l’animal et l’environnement, explique un communiqué de la Banque mondiale. 16 pays d’Afrique de l’Ouest et centrale participent à cette initiative. Il s’agit de l’Angola, du Bénin, du Tchad, de la République centrafricaine, de la République du Congo, de la République démocratique du Congo, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Liberia, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Nigeria, de la Sierra Leone, du Sénégal et du Togo.

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Le financement bénéficiera au Bénin, au Sénégal et à OOAS

Le programme a été approuvé en quatre phases : en 2016, 2017, 2018 et 2019. Il est financé à près de 657 millions $ par la Banque mondiale. Les financements supplémentaires portent ce montant à 688,13 millions $. Pour ces nouveaux décaissements, la Banque mondiale consacrera 6 millions $ au Bénin, 7 millions $ au Sénégal et 5 millions $ à l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS) pour la mise en œuvre du programme.

Ces fonds aideront le Bénin, le Sénégal et l’OOAS à achever les activités initialement prévues par REDISSE. Ils permettront d’améliorer les systèmes de surveillance et d’information et de renforcer les systèmes de laboratoire, explique Boutheina Guermazi, directrice de l’intégration régionale de la Banque mondiale pour l’Afrique subsaharienne, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Les fonds permettront aussi de « renforcer les capacités pour favoriser la collaboration entre les pays et la coordination de la surveillance des maladies et de la préparation aux épidémies en Afrique de l’Ouest », a-t-elle déclaré.

Outre les 16 pays bénéficiaires, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) participent également au programme. L’implication de ces deux entités régionales permettra d’assurer une harmonisation politique et réglementaire de haut niveau avec une approche intersectorielle. L’objectif est d’améliorer la coopération et la coordination de la surveillance des maladies et de la préparation aux épidémies en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale.

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