La BDEAC finance la construction de la route Brazzaville-Ouesso-Bangui-N’Djamena

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Fortunato-Ofa Mbo Nchama, président de la BDEAC

L’Afrique centrale est l’une des régions les moins intégrées du continent. Cette région souffre d’un manque d’infrastructures avec de faibles connexions entre les réseaux de transport. Le projet de construction d’une route d’intégration Brazzaville-Ouesso-Bangui-N’Djamena devrait permettre de corriger le tir.

La Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC) financera à hauteur de 170,9 millions $ le bitumage du corridor qui reliera le Congo, la République Centrafricaine et le Tchad. Le coût total du projet est estimé à 1,7 milliards $.

Le projet est constitué de 1 310,311 km de corridor, 25,17 km de pénétrantes et 49,07 km de voiries, indique le média local ADIAC Congo. Le projet comprend la construction et le bitumage des tronçons de route en terre entre Ouesso-Bétou au Congo, Bétou-Mbaiki, et Bossembélé-Mbaikoro entre la Centrafrique et le Tchad. L’initiative permettra également la réhabilitation des tronçons de route bitumée Mbaiki-Bangui et Bangui-Bossembélé en République Centrafricaine.

Une route d’intégration pour faciliter les échanges inter-Etats

La construction de cette route fait partie des 11 projets d’intégration prioritaires du Programme économique régional de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). La réalisation du projet « permettra de relier directement trois pays de la Cémac et d’offrir une alternative d’accès à l’Océan atlantique à la République du Tchad et à la République centrafricaine », a déclaré le président de la BDEAC, Fortunato-Ofa Mbo Nchama. Le projet est également ouvert aux partenaires privés, a-t-il précisé.

La route d’intégration Brazzaville-Ouesso-Bangui-N’Djamena facilitera les échanges économiques interétatiques. L’objectif des autorités de la sous-région est de faciliter l’accès direct au port de Pointe-Noire où pourront transiter les marchandises en provenance et à destination de la Centrafrique et du Tchad. Ce projet permettra de valoriser les ressources naturelles et les richesses minières de l’Afrique centrale. Il permettra également de désenclaver certaines zones inaccessibles et de réduire la pauvreté.

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