Burundi : le gouvernement obtient un prêt de 261 millions de dollars auprès du FMI

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FMILe FMI va prêter 261 millions de dollars au Burundi pour la relance de l’économie nationale.

Dans un communiqué récemment publié, le Fonds Monétaire International (FMI) a annoncé avoir trouvé un accord de financement avec le gouvernement burundais. Le financement de 261 millions de dollars permettra au pays de relancer son économie.

C’est la première fois en huit ans que le FMI accorde un prêt au Burundi. Dans le cadre de cet accord, une délégation du FMI dirigée par  Mame Astou Diouf a eu plusieurs entrevues avec les membres du gouvernement. Le financement s’étend sur une durée de 40 mois dans le cadre de la facilité élargie de crédit (FEC) avec un accès de 261,7 millions de dollars. L’accord est pour le moment en cours de validation par le Conseil d’administration du FMI. Selon les dires de Mame Astou Diouf, l’accord de prêt vise «à soutenir une politique de réformes visant à rétablir la soutenabilité extérieure et la soutenabilité de la dette tout en permettant la reprise économique face aux chocs ». Plusieurs autres pays de l’Afrique ont également bénéficié de cet accompagnement dans la même vague : la Côte d’Ivoire, le Bénin, etc.

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Les organisations internationales lèvent leurs sanctions face au Burundi

L’économie du Burundi a été secouée par plusieurs évènements qui ont stoppé sa croissance. Covid-19, aléas climatiques, pénurie d’engrais pour l’agriculture, le conflit russo-ukrainien, etc. À cela s’ajoutent, les tensions politiques à l’intérieur du pays. En effet,  le président en exercice,Evariste Ndayishimiye, soupçonne des tentatives de « coup d’Etat ». Dans la foulée, il a nommé son ancien ministre de l’Intérieur, Gervais Ndirakobuca, Premier ministre le 7 septembre dernier. Conséquence, les déséquilibres macroéconomiques se sont amplifiés. C’est dans ce contexte que le Burundi avait fait une demande d’aide auprès du FMI au mois d’octobre dernier.  Le pays était confronté à une diminution de ses réserves de change. Pour rappel, les aides des organisations internationales au gouvernement burundais avaient été suspendues, en guise de sanctions, après des violences à connotation politique en 2016.

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