Choléra au Zimbabwe : restrictions des rassemblements et de la vente de nourriture face à l’augmentation du nombre de cas

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Illustration choléra Zimbabwe (1)
Le Zimbabwe impose des restrictions sur les rassemblements publics et la vente de nourriture face à l'augmentation du choléra.

Le gouvernement du Zimbabwe impose des restrictions sur les rassemblements publics et la vente de nourriture, tout en surveillant les enterrements dans toutes les zones touchées par le choléra. Cette décision intervient après l’augmentation du nombre de cas de cette maladie la semaine dernière.

Forte augmentation du nombre de cas de choléra

Au Zimbabwe, les nouveaux cas de choléra ont triplé la semaine dernière en passant de 437 à 1 259. Cela représente la plus forte augmentation depuis le début de la dernière épidémie de cette maladie d’origine hydrique en février. Cette situation a suscité l’inquiétude dans le pays fortement touché par le choléra en 2008, avec 4 000 personnes décédées.

Selon le ministère de la Santé, le pays a enregistré actuellement 155 décès liés au choléra sur 8 787 cas. Face à cette situation, les autorités ont déclaré la semaine dernière l’état d’urgence dans la capitale Harare, qui détient le plus grand nombre de nouvelles infections.

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Approvisionnement irrégulier en eau potable

Par ailleurs, les habitants de la banlieue démunie de Kuwadzana, à Harare, ont manifesté leur mécontentement face à l’approvisionnement irrégulier en eau potable. Ils se sont également plaints des déchets non collectés et des eaux usées brutes coulant dans les rues. Notons que cette zone a connu 7 décès des 13 dus au choléra dans la capitale.

Dans le but de satisfaire les besoins en eau de leurs ménages, plusieurs habitants ont creusé des puits peu profonds. « L’eau des forages est également contaminée. Ils nous encouragent à traiter l’eau avant de la boire et à venir à l’hôpital si nous nous sentons malades », a indiqué Bertha Rwizi. Cette dernièrement visiblement affaiblie a été néanmoins soignée à la polyclinique de Kuwadzana, où les autorités ont mis en place trois tentes de traitement d’urgence contre le choléra.

Selon l’agent de santé Mercy Chiweshe, l’eau potable est indispensable pour traiter les cas de choléra et pour prévenir de nouvelles infections. « Nous faisons appel à des forages parce que la pénurie d’eau nous affecte et que les habitants maintiennent une bonne hygiène », a-t-elle précisé. Dans le cadre des efforts de la lutte contre la maladie diarrhéique, les autorités municipales ont procédé à la distribution des comprimés de traitement de l’eau aux résidents.

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