Covid-19 : l’Unicef déconseille la fermeture des écoles comme mesure restrictive

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Henrietta Fore, directrice générale de l'UNICEF

Lors des précédentes vagues de Covid-19, de nombreux pays ont fermé les écoles pour arrêter la propagation du virus. La découverte de la variante Omicron, qui alimente la quatrième vague de la pandémie, laisse les gouvernements dans l’incertitude quant aux mesures restrictives. Selon l’UNICEF, la fermeture des écoles doit être envisagée en cas de force majeure.

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) exhorte les gouvernements à envisager la fermeture des écoles en dernier recours. « Même si la variante Omicron s’installe, la fermeture des écoles doit être une mesure de dernier recours », a déclaré l’agence onusienne. Les fermetures d’écoles à l’échelle nationale doivent être évitées dans la mesure du possible, indique l’ONU.

Les fermetures d’écoles compromettent les progrès en matière d’éducation

Selon Henrietta Fore, directrice générale de l’UNICEF, les fermetures d’écoles ont réduit à néant des années de progrès en matière d’éducation. La fermeture des écoles laisse d’autres phénomènes s’installer. Il s’agit notamment du travail des enfants, du mariage des enfants et des problèmes de santé mentale. « Les fermetures prolongées d’écoles à l’échelle nationale, les ressources limitées pour les élèves, les enseignants et les parents, ainsi que le manque d’accès à l’apprentissage à distance ont anéanti des décennies de progrès en matière d’éducation et rendu l’enfance méconnaissable », a déclaré Henrietta Fore.

Pour l’UNICEF, les écoles doivent être les derniers lieux à fermer et les premiers à rouvrir. Cette mesure sera envisagée si la propagation du nouveau variant s’accentue, nécessitant des mesures de santé publique strictes.

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Les gouvernements devront investir dans la connectivité numérique

Les mesures d’atténuation dans les écoles sont efficaces, reconnaît l’UNICEF. Mais l’agence onusienne souhaite que l’on investisse davantage dans la connectivité numérique. Cela devrait permettre aux enfants d’accéder à l’enseignement à distance.

Selon l’UNICEF, au moins 200 millions d’élèves vivent dans près de 30 pays en développement. Ces pays ne sont pas prêts à passer à l’enseignement à distance en cas de fermeture d’urgence des écoles. En outre, 102 millions de ces étudiants vivent dans 14 pays qui ont fermé les écoles pendant au moins la moitié de la pandémie. Ces élèves sont donc privés de toute forme d’éducation.

Un récent rapport de l’Unicef estime les pertes liées à la fermeture des écoles à plus de 17 000 milliards $ pour cette génération d’apprenants. Un chiffre qui représente près de 14% du PIB mondial actuel.