Djibouti devra verser 200 millions $ de dommages-intérêts pour son refus de céder le terminal de Doraleh

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Le gouvernement de Djibouti a violé un accord qu'il avait le géant DP World. Cela avait occasionné près de 165 millions $ de pertes à la société, en 2006. L'accord concernait le terminal de Doraleh.

Djibouti vient d’enregistrer un nouveau revers dans son contentieux avec le géant portuaire DP World. Le pays devra verser plus de 200 millions $ de dommages-intérêts, selon le verdict de la Cour d’arbitrage international de Londres (LCIA).

La LCIA a condamné Djibouti à verser près de 200 millions $ à titre de dommages-intérêts à DP World. Cette sentence vise à régler un différend opposant le géant portuaire aux autorités djiboutiennes, depuis plus de trois ans.

En effet, DP World a été exclu de la gestion du terminal de Doraleh, alors que ses droits, en vertu d’un accord de concession de 2006 pour exploiter le terminal, restent valides. Le terminal a été illégalement saisi par le gouvernement djiboutien en février 2018, causant près de 165 millions $ de pertes à la société.

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Cette sentence vient s’ajouter à plusieurs autres rendues par la LCIA, et d’autres tribunaux internationaux, toutes en faveur de DP World. À ce jour, toutes les décisions ont été ignorées par Djibouti malgré la validité de l’accord de concession. Un nouveau refus d’obtempérer de la part des autorités djiboutiennes pourrait entraîner des dommages supérieurs à 54 millions $ par an.

Notons que le terminal de Doraleh est le plus grand employeur et la plus grande source de revenus de Djibouti. Il dispose d’une capacité de traitement de 1,2 million d’EVP (unités de conteneurs équivalentes à vingt pieds) par an. Il est reconnu comme le terminal le plus grand et le plus avancé d’Afrique de l’Est.