La BAD accorde 118 millions $ à la Tunisie pour la modernisation de ses routes

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Mohamed El Azizi, directeur général de la BAD pour l‘Afrique du Nord

La Banque africaine de développement (BAD) a accordé à la Tunisie un prêt de 118 millions $. Les fonds serviront à la mise en œuvre de la seconde phase du programme de Modernisation des Infrastructures Routières (PMIR).

La Tunisie a obtenu un financement de 118 millions $ de la BAD pour la réalisation de la phase 2 de son projet de modernisation des infrastructures routières (PMIR). Ce programme a pour but de promouvoir un système de transport efficient et durable. Il vise le développement des échanges intra et inter-régionaux afin de soutenir la croissance et de favoriser l’emploi des jeunes. 

« D’ici à 2026, cette nouvelle opération contribuera à mieux intégrer les territoires en améliorant l’accès au réseau routier pour 700 000 usagers ». C’est ce qu’a déclaré Mohamed El Azizi, directeur général de la BAD pour l‘Afrique du Nord. Selon lui, cette opération permettra en moyenne de réduire, de plus de la moitié, la durée du trajet sur la RN2 Enfidha à Kairouan. Près de 1 800 nouveaux emplois seront créés. La première phase du projet a permis de moderniser plus de 70 % du réseau routier classé tunisien.

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Moderniser plus de 230 kilomètres de routes

Ce projet s’inscrit dans la Stratégie décennale 2013-2022 de la BAD et qui veut asseoir les conditions d’une croissance durable sur le continent. La phase 2 du PMIR permettra de réhabiliter et de renforcer un linéaire de plus de 230 kilomètres de routes. Ces routes sont classées dans les gouvernorats de Gafsa, Kairouan, Kasserine, Sidi Bouzid et Siliana.

Le programme contribuera également à l’entretien périodique d’un linéaire de 1 000 kilomètres, dont une partie sera assurée par 80 microentreprises. Il soutiendra l’aménagement, en 2 x 2 voies, de la RN2. 

Le portefeuille actif du Groupe de la BAD en Tunisie au début de ce mois de décembre s’élevait à 2,070 milliards $. Il a permis de financer plusieurs projets dans les secteurs de la santé, du développement social, de l’eau, de l’agriculture, de l’énergie, des transports, de l’industrie et du numérique.