La BAD appelle la communauté internationale à augmenter les fonds climatiques pour l’Afrique

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La BAD invite les pays riches à allouer plus de financement climatique à l’Afrique afin d’atteindre les objectifs mondiaux.

La Banque africaine de développement appelle à une augmentation du financement climatique pour l’Afrique. Selon le vice-président de la BAD, Kevin Urama, les pays riches doivent fournir davantage de fonds à l’Afrique pour soutenir les objectifs climatiques mondiaux.

La Banque africaine de développement (BAD) exhorte les pays riches et les institutions financières internationales à fournir davantage de financement climatique à l’Afrique. Le vice-président de la BAD, Kevin Urama, a lancé cet appel hier. Selon lui, les fonds alloués au climat en Afrique sont minimes.

L’Afrique ne bénéficie que de 5% des DTS

Seuls 5% des droits de tirage spéciaux (DTS) sont alloués aux pays africains, a-t-il déclaré. Il a donc appelé les pays riches à réaffecter une plus grande partie des DTS du Fonds monétaire international (FMI) au financement du climat en Afrique. La BAD envisage d’obtenir du FMI un nouveau type de DTS qui serait affecté à la résilience climatique, indique Kevin Urama. « Je n’appelle pas à l’aide, je n’appelle pas à des subventions ou à une faveur pour l’Afrique, j’appelle en fait la communauté mondiale à réaliser que réparer l’Afrique, c’est réparer le monde », a-t-il confié à Reuters. Selon lui, le développement de l’Afrique sur des voies à forte intensité de carbone mettrait la planète en danger.

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1600 milliards $ nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques d’ici 2030

La BAD estime que les besoins de financement sont énormes. En outre, les capacités budgétaires des pays africains sont affectées par des chocs externes, notamment la pandémie de Covid-19 et la crise en Ukraine. Les flux financiers vers le continent ont diminué et les financements se sont resserrés. Cela contraint de nombreux pays africains à emprunter sur des marchés ouverts et à émettre des obligations à plus court terme et à plus haut risque, indique Kevin Urama.

Pourtant, un investissement de 1 600 milliards $ entre 2022 et 2030 est nécessaire pour mettre en œuvre les contributions déterminées au niveau national (CDN). Sur ce montant, les pays africains n’ont mobilisé que 18,3 milliards $, indique la BAD.

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