La BAD prête 210 millions $ au Nigeria pour la transformation agro-industrielle

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Lamin Barrow, directeur général du bureau national de la BAD au Nigeria

La Banque africaine de développement prête 210 millions $ au Nigeria pour financier le développement de l’Agro-industrie. Ce financement contribuera à libérer le potentiel du secteur agricole du pays.

La Banque africaine de développement a approuvé lundi un prêt de 210 millions $ pour le Nigeria. Le prêt cofinancera la phase 1 du programme de zone spéciale de traitement agro-industriel du Nigeria. Ce programme est conçu pour favoriser l’industrialisation du secteur agricole.

Le financement est composé d’un prêt de 160 millions $ de la BAD et d’un prêt de 50 millions $ du Fonds « Africa Growing Together ». La première phase du projet sera mise en œuvre avec le cofinancement d’autres partenaires. Ces derniers apporteront un montant de 538,05 millions $. Il s’agit de la Banque islamique de développement et le Fonds international pour le développement agricole. Le gouvernement fédéral et les gouvernements des États du Nigeria apporteront également des contributions.

Sept Etats choisis pour la première phase du projet

La phase 1 ciblera sept États nigérians et le territoire de la capitale fédérale du pays. Les États ont été sélectionnés sur la base d’un critère de préparation. Selon la BAD, ils ont été choisis en fonction « de la nécessité d’assurer un équilibre géographique entre les six zones géopolitiques du Nigeria ». Cette première phase touchera quelque 1,5 millions de ménages en tant que bénéficiaires directs. Elle créera 400 000 emplois directs et 1,6 millions d’emplois indirects, indique le directeur général du bureau national de la Banque au Nigeria, Lamin Barrow.

L’initiative soutiendra les efforts du pays le plus peuplé d’Afrique. Elle contribuera à augmenter la productivité agricole. Elle promouvra les investissements, créera des richesses et des emplois. Selon le président nigérian, Muhammadu Buhari, le pays dispose de plusieurs millions d’hectares de terres arables. « Ces initiatives faciliteront la tâche des investisseurs dans l’agriculture », a-t-il déclaré.

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Accroître les investissements privés dans le secteur agricole

La BAD espère que ce projet apportera des infrastructures économiques aux zones rurales à fort potentiel agricole. Ces zones devront attirer les investissements privés des agro-industriels et des entrepreneurs. Elles contribueront au développement économique et social du pays. Le projet permettra de lutter contre l’exode rural.

Cette première phase du programme est soutenue par le gouvernement et dirigée par le secteur privé. « C’est la manière essentielle d’obtenir une transformation structurelle de l’agriculture », a déclaré le président du Groupe de la BAD, Akinwumi A. Adesina.

La Banque prévoit d’établir les zones spéciales de transformation agro-industrielles dans 18 pays africains. Ces zones sont conçues pour concentrer la production, la transformation, le stockage, le transport et la commercialisation de produits de base. L’objectif est d’accroître la productivité et la compétitivité et de réduire les coûts logistiques.