La Banque mondiale appelle la Tanzanie à accélérer la vaccination pour relancer son économie

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La Banque mondiale prévoit que le taux de croissance pourrait passer à 6 % à moyen terme, à mesure que la crise pandémique s’atténuera.

Le pays doit immuniser au plus vite sa population afin de « jeter les bases d’une reprise robuste », a indiqué l’institution financière.

La Tanzanie doit accélérer la vaccination pour faciliter sa reprise économique, a déclaré lundi la Banque mondiale. La nation est-africaine de 60 millions d’habitants a administré quelques 2,4 millions de doses de vaccins, depuis le lancement de sa campagne, en juillet.

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La Tanzanie en retard sur le rythme mondiale de la vaccination ?

Il s’agit d’ « un rythme lent par rapport aux normes mondiales », a déclaré la Banque mondiale dans son rapport semestriel sur l’économie tanzanienne. « Pour contenir la propagation du virus et jeter les bases d’une reprise robuste, le rythme de la vaccination doit s’accélérer », estime l’institution.

La Banque mondiale prévoit que l’économie tanzanienne augmentera de 4,5 % à 5,5 % cette année, contre 4,3 % estimés en 2021. Le taux de croissance pourrait passer à 6 % à moyen terme, à mesure que la crise pandémique s’atténuera.

L’institution note également que les entreprises appartenant à des femmes tanzaniennes ont été les plus durement touchées par la pandémie. Elle a exhorté le gouvernement à investir dans les femmes pour parvenir à une reprise forte, inclusive et résiliente.

Accélérer la vaccination pour relancer l’économie du pays

Enfin, le  déficit budgétaire du pays pourrait se creuser à 4,2 % du produit intérieur brut cette année, dans un contexte de manque à gagner et de dépenses pour gérer la pandémie. L’écart aurait plus que doublé, passant de 1,4 % du PIB au cours de l’exercice 2019-2020.

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Une analyse récente du Fonds monétaire international  et de la Banque mondiale menée avait conclu que le risque de surendettement extérieur de la Tanzanie était passé de faible à modéré. Cette dégradation reflète l’effondrement du secteur touristique et des exportations, ainsi que l’augmentation croissante de la dette.

Pour rappel, la dette tanzanienne a bondi de 20 % l’année dernière. Elle s’élève désormais à près de 37,1 milliards $, selon la Banque centrale.