Afrique de l’Ouest : La BEI débloque 26 millions d’euros à COFINA pour stimuler l’agriculture durable

0
302
Illustration BEI COFINA
L'Union européenne et COFINA ont signé un accord de 26 millions d'euros (environ 17 milliards FCFA) pour booster l’agriculture durable.

L’Union européenne et la Compagnie Financière Africaine (COFINA) ont récemment signé un accord de 26 millions d’euros (environ 17 milliards FCFA). L’objectif est de catalyser le développement de chaînes de valeur agricoles durables en Côte d’Ivoire et au Sénégal. Cette information a été révélée lors de l’Académie de la Banque européenne d’investissement (BEI). Celle-ci est dédiée aux banques de PME et à la microfinance en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Soutenir environ 6 000 emplois

Ce contrat englobe un financement à long terme de 16 millions d’euros pour COFINA Côte d’Ivoire. En ce qui concerne le COFINA Sénégal, il bénéficiera de 10 millions d’euros. Ce financement a été appuyé par le Fonds européen de développement durable plus (EFSD+). L’objectif est de soutenir environ 6 000 emplois dans le secteur des Petites et Moyennes Entreprises (PME). Les Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI) en Côte d’Ivoire et au Sénégal seront également touchées.

COFINA se positionne comme acteur principal de la mésofinance dans le soutien des chaînes de valeur agricoles. Ce partenariat consiste à consolider ce rôle de COFINA. Il faut souligner que ces chaînes de valeur sont constituées du cacao, de l’anacarde et des cultures vivrières en Côte d’Ivoire. Elles incluent également les céréales et l’horticulture au Sénégal. Un aspect essentiel de cette démarche est l’engagement ferme envers l’action climatique, la durabilité environnementale et l’inclusion financière. Il s’agit précisément ici de l’inclusion financière pour les femmes entrepreneures.

Lire aussi : La BEI investit 40 millions € dans les infrastructures climatiques en Afrique

Accord 2023-2027

Cette collaboration constitue l’une des premières étapes concrètes de l’Accord 2023-2027 entre la Commission européenne et la BEI. Celui-ci contribuera à financer le secteur privé en Afrique, dans les Caraïbes et le Pacifique. En outre, une assistance technique sera déployée. L’objectif est d’assurer une prise en compte totale des besoins des femmes entrepreneures, dirigeantes, salariées et consommatrices de produits et services. Cette approche est en adéquation avec l’initiative « 2X Challenge », qui répond aux critères de genre de l’OCDE.

Secteur agricole

Par ailleurs, dans le secteur agricole, les enjeux de productivité et de résilience sont confrontés aux défis climatiques. Ces enjeux nécessitent l’installation des infrastructures à long terme comme l’irrigation, la mécanisation et le stockage. La maturité à long terme des lignes de crédit intermédiées de la BEI contribuera à étendre la durée des financements. Cela permettra de favoriser la croissance durable du secteur agricole. De plus, les entreprises bénéficieront des ressources indispensables pour investir, innover et prospérer.

Lire aussi : Afrique : le Danemark doublera ses investissements dans le développement durable

Renforcer la souveraineté alimentaire

Cet engagement en faveur du secteur agricole permettra de renforcer la souveraineté alimentaire, de réduire la dépendance aux importations. Il contribuera également à maintenir la stabilité économique de la Côte d’Ivoire et du Sénégal. En outre, il stimulera l’adoption de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. Il encouragera également l’intégration de technologies modernes et la génération d’emplois dans les régions rurales. Ce partenariat jouera un rôle important dans le développement de l’agriculture durable dans la région.

Lire aussi : Madagascar : La BEI annonce un soutien de 30 millions d’euros au secteur privé

Lire aussi : La SFI débloque 200 millions $ pour l’écoconstruction et l’agriculture durable au Maroc

Lire aussi : Afrique : un investissement de 3 milliards de dollars annoncé pour stimuler l’agriculture et la production alimentaire