La France et ses alliés retirent officiellement leurs forces militaires du Mali

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Emmanuel Macron, le président français

Les troupes françaises, européennes et canadiennes prévoient un retrait coordonné du pays étant donné les multiples obstructions des autorités de transition maliennes. C’est ce qu’a déclaré aujourd’hui, le bureau du président français Emmanuel Macron dans un communiqué.

Les forces françaises quittent le Mali avec des alliés de l’Union européenne (UE), après près de 10 ans à lutter contre le terrorisme sur le territoire malien. Le retrait fait suite à la détérioration des relations avec la junte malienne. 

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« Nous ne pouvons pas rester militairement engagés aux côtés d’autorités de facto dont nous ne partageons pas la stratégie et les cibles cachées», a déclaré Macron aux journalistes lors d’un point de presse à Paris. La France soutient que la situation est devenue intenable depuis que la junte, qui a pris le pouvoir après un coup d’État en mai, a autorisé le déploiement d’une force privée russe. Les militaires au pouvoir ont également décidé de retarder le retour à la démocratie et de réviser les accords militaires bilatéraux. 

D’autres pays de la région sont prêts à collaborer

Le Niger est prêt à accueillir des troupes européennes qui soutiendraient les forces locales, a déclaré Macron. D’autres pays de la région comme le Ghana, le Bénin ou la Côte d’Ivoire sont prêts à nouer de nouveaux partenariats. 

Au total, 25 000 militaires sont sur le terrain au Sahel, dont 4 300 Français. Quelque 2 400 d’entre eux se trouvent au Mali, selon le bureau de Macron. Selon le président ivoirien Alassane Ouattara, le retrait obligera les nations ouest-africaines à renforcer la sécurité. 

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Bloomberg a indiqué que les troupes françaises sont entrées au Mali en 2013 sous le président François Hollande pour empêcher les militants liés à Al-Qaïda d’avancer vers la capitale, Bamako. Ils ont fini par rester alors que la violence traversait les frontières. 

Le retrait a été annoncé après un dîner organisé par Macron à l’Elysée à Paris pour les dirigeants européens et les représentants africains de la région. Les autorités maliennes n’étaient pas invitées.