La junte tchadienne et des groupes de l’opposition signent un accord de paix au Qatar

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Tchad
Le gouvernement militaire du Tchad a signé un accord avec plus de 40 groupes de l’opposition pour lancer des pourparlers de réconciliation nationale.

Au moins 40 groupes signent un accord avec le gouvernement pour lancer des pourparlers de paix nationaux. Toutefois, certains groupes, dont le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) refusent d’y participer.

Le gouvernement militaire du Tchad a signé un accord avec plus de 40 groupes de l’opposition pour lancer des pourparlers de réconciliation nationale. Toutefois, le FACT, considéré comme le groupe le plus puissant, a annoncé son refus de signer l’accord mais reste ouvert au dialogue.

L’accord signé aujourd’hui à Doha, la capitale du Qatar, permettra de lancer des pourparlers, qui ouvriront voie à une élection présidentielle. Ceux-ci devraient démarrer le 20 août.

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Un rejet sans appel du FACT

Depuis mars, le Qatar sert de médiateur entre les groupes de l’opposition et le gouvernement militaire de Mahamat Idriss Deby Itno, qui a succédé à son père. Cependant, le FACT, le principal groupe rebelle, a déclaré qu’il ne signerait pas l’accord malgré les efforts de dernière minute des médiateurs du Qatar.

Dans un communiqué publié à Doha avant la signature de l’accord, le groupe a déclaré qu’il « rejette l’accord qui sera soumis aux signataires lundi ». Il a ajouté que les participants au dialogue national ne seraient pas traités sur un pied d’égalité.  Le front demande qu’un nouveau comité soit mis en place pour organiser les pourparlers, ainsi que la libération des prisonniers rebelles dans les prisons gouvernementales. « Cependant, le FACT reste disponible pour dialoguer n’importe où et n’importe quand », a précisé le communiqué.

Pour rappel, les combattants du FACT ont mené l’offensive rebelle au cours de laquelle a été tué Idriss Deby Itno, resté président pendant 30 ans. Le pays a connu peu de stabilité depuis son indépendance en 1960. Selon Al Jazeera, les pourparlers à venir sont largement surveillés, car le pays est considéré comme un allié clé dans les efforts internationaux pour contrer les groupes armés qui combattent dans la région.

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