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lundi 2, octobre 2023

L’AFD renforce son engagement en faveur de l’adaptation au changement climatique

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Selon le rapport du GIEC de mars 2023, le réchauffement climatique devrait atteindre 1,5 °C dès le début des années 2030. L’agence française de développement (AFD) a évalué 35 projets portant sur l’adaptation au changement climatique en Afrique Subsaharienne, depuis 2015. Pour l’institution, « mesurer l’adaptation au changement climatique » est un défi à relever.

L’AFD est de plus en plus intéressée par  le volet adaptation des projets sur les changements climatiques en Afrique subsaharienne. En effet, ce volet permet d’ajuster les interventions en fonction des réalités du terrain et révèle de grands défis pour la communauté du développement. L’évaluation des initiatives de l’AFD est essentielle pour mesurer l’Adaptation au changement climatique. « Face aux besoins immenses des pays partenaires, l’objectif est à la fois de poursuivre la croissance des financements déjà engagés en faveur de l’adaptation et d’en renforcer les impacts », explique Claire Cogoluènhes, la chargée d’évaluation à l’AFD.

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Des projets à co-bénéfice adaptation

Depuis 2015, L’AFD a fortement augmenté ses financements en faveur de projets à co-bénéfices adaptation. Les projets à co-bénéfice d’adaptation répondent mieux aux risques liés au réchauffement climatique tout en visant d’autres objectifs de développement. Nous avons par exemple, au Sénégal, le projet « Pikine Irrégulier Sud II ». Un projet dont l’objectif est de réduire la vulnérabilité du territoire aux inondations. C’est également le cas du Programme intégré d’assainissement d’Antanarivo (PIAA) à Madagascar. Un  programme conçut pour améliorer les conditions de vie et de santé des habitants par une meilleure maîtrise du risque d’inondation. 

L’AFD a alors souhaité évaluer l’efficacité de certaines de ses interventions à co-bénéfices adaptation en Afrique subsaharienne. Une évaluation couvrant la période 2007-2018 a analysé 35 projets à co-bénéfice d’adaptation complétée par trois études de cas (Sénégal, Niger, Madagascar). Des projets visant également des objectifs dans les secteurs de l’agriculture, de l’eau et de l’assainissement.

Mesurer la contribution d’un projet à l’adaptation : une tâche complexe

Pour mesurer l’atténuation du changement climatique, il est possible de quantifier le nombre de tonnes de CO2 évitées. Par contre, il est assez compliqué de mesurer la contribution d’un projet à l’adaptation. Il n’existe ni de cadre d’analyse ni d’indicateurs unifiés pour cela. Ce manque engendre des difficultés en termes de possibilités de projection dans le temps et de mesure des résultats. À l’AFD, un véritable chantier méthodologique s’est ouvert pour prendre en compte l’adaptation dans les projets. Ce qui a permis de mieux identifier les risques liés au changement climatique et la vulnérabilité des territoires ciblés.

La chargée de mission à la division Climat et nature de l’AFD Catherine Simonet explique : « Outre la découverte d’approches inspirantes – notamment sectorielles – complémentaires à nos modes d’action, cet exercice a confirmé la pertinence de certains outils recommandés par l’évaluation et désormais utilisés à l’AFD et par nos partenaires : par exemple, le climate risk screening, dont le but est de diagnostiquer les risques climatiques auxquels un projet est exposé afin d’en améliorer la résilience ».
 
Evoquant les résultats de l’évaluation réalisée par l’AFD, elle déclare que les recommandations issues de l’évaluation « ont permis de préciser nos objectifs : au-delà de la dimension quantitative de la finance climat, il s’agit de nous recentrer sur la dimension qualitative, c’est-à-dire les résultats des projets, le suivi de leur impact et leur cohérence avec les plans nationaux d’adaptation ».

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