L’Afrique du Sud entend lancer ses propres satellites de communication d’ici quatre ans

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Khumbudzo Ntshaveni, ministre des Communications et des Technologies numériques, Afrique du Sud.

Le gouvernement sud-africain planche actuellement sur le développement de satellites locaux pour améliorer la connectivité. L’annonce a été faite par la ministre des Communications et des Technologies numériques, Khumbudzo Ntshaveni.

L’Afrique du Sud prévoit de lancer un programme de développement de satellites locaux. En règle générale, le programme devrait prendre entre huit et dix ans pour être finalisé. Toutefois, selon Khumbudzo Ntshaveni, les autorités sud-africaines sont prêtes à l’exécuter en seulement trois ou quatre ans. Cela dépendra cependant de la disponibilité du financement, a-t-elle précisé.

« Nous avons déjà, en tant que pays, la capacité de gérer des satellites. Il existe des satellites qui, à un niveau ou à un niveau d’orbite particulier, sont gérés depuis l’Afrique du Sud. Nous avons donc cette capacité, pour pouvoir aller jusqu’au bout et de posséder un satellite », a indiqué la ministre des Communications.

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Une commission pour superviser le projet

Une commission créée par le président Cyril Ramaphosa avait précédemment recommandé au gouvernement de construire et de lancer un satellite de télécommunications géostationnaire. La commission a indiqué qu’elle offrirait ses services à toute la région de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). La SADC comprend l’Angola, le Botswana, l’Eswatini, le Lesotho et le Zimbabwe, sans compter l’Afrique du Sud.

Le projet permettra aux pays de la région d’accéder à des applications intelligentes, notamment dans le secteur de la santé, l’éducation, l’agriculture et les finances. « Le satellite créerait un environnement favorable qui ouvre des opportunités pour une économie partagée. Elle permettrait à tous les Africains de changer leurs conditions sociales matérielles et de réduire la pauvreté, les inégalités et le chômage », avait déclaré la Commission.