L’Afrique ne reçoit que 12 % du financement climatique dont elle a besoin

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Sécheresse
Un nouveau rapport montre que l’Afrique n’obtient que 12% du financement nécessaire pour faire face aux effets du changement climatiques.

Un nouveau rapport indique que l’Afrique ne reçoit que 12 % des fonds nécessaires pour gérer l’impact du changement climatique. En 2020, le continent n’a reçu que 29,5 milliards $ par rapport aux 250 milliards $ nécessaires par an.

L’Afrique ne reçoit que 12 % des fonds dont elle a besoin pour gérer les effets du changement climatique, indique un nouveau rapport publié hier. L’étude de la Climate Policy Initiative montre que le continent a reçu 29,5 milliards $ en 2020 contre 250 milliards $ nécessaires, rapporte Reuters. Ces chiffres augmentent la pression sur les pays riches pour qu’ils fassent plus d’efforts avant le prochain sommet sur le climat en novembre (COP27).

Des obstacles entravent les investissements climatiques en Afrique

Les pays riches se sont engagés en 2009 à fournir 100 milliards $ de financement climatique par an pour aider les pays les plus pauvres. Cependant, ils peinent à honorer cet engagement. Selon le rapport, de nombreux obstacles entravent le financement du climat en Afrique, notamment le manque d’infrastructures, de compétences et de données. En outre, les problèmes de gouvernance et les risques monétaires freinent les investissements climatiques dans les pays africains.

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Selon le rapport, les obstacles sont plus nombreux dans les pays d’Afrique centrale. En effet, cette sous-région présente un déficit d’infrastructures et un manque d’accès au crédit. En outre, selon le rapport, cette partie du continent est fortement exposée à des problèmes politiques et réglementaires qui entravent les investissements. « Si ces obstacles sont réels, la perception du risque lié aux investissements sur le continent africain est souvent aggravée par une compréhension limitée des contextes nationaux par les investisseurs privés », indique le rapport. Ces contraintes obligent les investisseurs à orienter leurs capitaux vers d’autres marchés jugés plus sûrs.

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Le rapport appelle au déploiement de capitaux publics pour attirer les investissements privés

« Pour exploiter les possibilités d’investissement dans le domaine du climat en Afrique, il faudra innover dans les structures de financement et déployer stratégiquement les capitaux publics pour attirer les investissements privés à des niveaux encore jamais atteints », indique Climate Policy Initiative. Le continent africain compte environ un cinquième de la population mondiale. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), l’Afrique produit moins de 3 % des émissions de dioxyde de carbone, mais reste plus vulnérable aux effets du changement climatique.

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