L’Afrique perd entre 7 et 15 milliards $ par an en raison des effets du changement climatique (BAD)

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La BAD estime que l’Afrique perd entre 7 et 15 milliards $ par an à cause des effets du changement climatique.

L’Afrique perd entre 7 et 15 milliards $ par an en raison des effets du changement climatique, selon le président de la BAD. Cette perte pourrait atteindre 50 milliards $ d’ici 2040, estime-t-il.

L’Afrique subit des pertes annuelles dues aux effets du changement climatique comprises entre 7 et 15 milliards $, indique la Banque africaine de développement (BAD). Ce chiffre atteindra 50 milliards $ d’ici 2040, a déclaré Akinwumi Adesina, président de la BAD. Pourtant, le continent ne reçoit pas assez de fonds pour couvrir ses besoins climatiques. L’Afrique ne reçoit que 3 % du financement mondial pour le climat, a-t-il précisé. Akinwumi Adesina a fait cette déclaration lors des assemblées annuelles de 2022 à Accra, au Ghana.

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1 600 milliards de dollars nécessaires en Afrique pour lutter contre les impacts climatiques

« Il faudra donc 1600 milliards $ entre 2020 et 2030 pour lutter contre les effets du changement climatique en Afrique », a déclaré le président de la BAD. Pour atteindre les objectifs climatiques, la banque a renouvelé son engagement à investir 25 milliards $ pour l’adaptation de systèmes énergétiques stables sur le continent, rapporte Tribune Online. Elle entend cesser de financer l’exploitation du charbon. Cela permettrait de soutenir les efforts mondiaux pour atténuer les effets du changement climatique. « C’est la position adoptée par la Banque, qui fait partie de nos politiques de lutte contre le changement climatique », a déclaré Akinwumi Adesina.

La BAD préconise le gaz naturel comme système énergétique stable en Afrique

Par ailleurs, selon la BAD, le continent a besoin d’un système énergétique stable pour assurer sa transition énergétique. «  Les énergies renouvelables ne peuvent à elles seules répondre aux besoins de l’Afrique. Nous avons également besoin de systèmes énergétiques stables. Le gaz naturel doit rester un système énergétique stable en Afrique », a déclaré le président de la BAD.

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