L’Algérie anticipe les défis de l’eau avec des stations de dessalement conteneurisées mobiles

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Face à son stress hydrique, l'Algérie adopte les stations de dessalement conteneurisées mobiles.

À l’aube de 2024, l’Algérie se prépare à relever le défi de la rareté d’eau en déployant des stations de dessalement conteneurisées mobiles, une initiative de l’Algerian Energy Company (AEC). Elle vient en réponse aux impacts des changements climatiques, notamment la sécheresse.

Alors que 2023 touche à sa fin, l’Algerian Energy Company (AEC) dévoile ses plans ambitieux pour l’approvisionnement en eau en Algérie. Parmi les projets annoncés, figure la mise en place de stations de dessalement conteneurisées mobiles dans les villages du pays dès 2024. Mohammed Boutabba, directeur général de l’AEC, a présenté cette initiative le mardi 19 décembre dernier, soulignant l’importance d’un partenariat pour sa concrétisation.

Des stations de dessalement fabriquées sur demande

Contrairement aux stations de dessalement standard, ces installations conteneurisées seront fabriquées sur demande. Elles auront une capacité de 2 500 à 2 700 m3 par jour chacune, destinées à soutenir les usines existantes. Actuellement, l’Algérie compte 12 usines de dessalement alimentant 80 barrages dédiés à l’approvisionnement en eau de la population. Classé 29e pays le plus touché par la sécheresse selon le Word Resources Institute (WRI), l’Algérie vise à couvrir 60 % de ses besoins en eau potable d’ici 2030 grâce au dessalement de l’eau de mer.

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Un renfort pour consolider les équipements existants

Pour assurer la pérennité de ces stations, l’AEC prévoit, dans la deuxième phase du projet, la fabrication locale d’équipements tels que des systèmes de filtration. Une stratégie visant à renforcer la sécurité des installations et à garantir une gestion durable de l’eau.

En attendant la mise en place des stations conteneurisées, l’AEC continue la construction de cinq stations de dessalement de l’eau de mer à Oran, Boumerdès, El Tarf, Bejaïa et Fouka 2. Ces futures infrastructures auront une capacité totale de 1,5 million de m3 par jour. Elles matérialiseront l’engagement de l’Algérie à anticiper les défis liés à la rareté d’eau et à assurer un approvisionnement stable pour ses citoyens.

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