L’Angola ouvre sa plus grande mine de diamants dans un contexte de demande mondiale en baisse

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L’Angola ouvre sa plus grande mine de diamants dans un contexte de demande mondiale en baisse.

L’Angola a officiellement débuté l’exploitation de sa nouvelle mine de diamants sur le site de Luele, le plus grand du pays et l’un des plus importants au monde en termes de ressources estimées. Cette annonce intervient dans un contexte de demande mondiale en chute libre pour les diamants.

L’entreprise minière diamantaire d’État angolaise, Catoca, a découvert le gisement de diamants de Luele, précédemment connu sous le nom de Luaxe, en 2013. Le site constituant l’une des plus grandes découvertes de l’industrie diamantaire en plus d’un demi-siècle. Selon l’analyste diamantaire indépendant Paul Zimnisky, il s’agit de la seule grande mine de diamants au monde à débuter sa production cette décennie.

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Ressources diamantaires immenses, avenir de production incertain

Les ressources de Luele sont estimées à 628 millions de carats de diamants, avec une durée de vie de 60 ans. Cependant, la présentation du projet n’a pas divulgué les plans de production pour 2024. Le projet, d’une valeur de 600 millions de dollars, commence son exploitation à un moment délicat pour l’industrie. Celle-ci est confrontée à une faiblesse de la demande pour les diamants bruts.

La demande mondiale de diamants a connu une période de faiblesse ces derniers mois. Cela a poussé l’Inde, responsable de 90% de la taille et du polissage des diamants bruts dans le monde, à demander aux exploitants mondiaux de cesser la vente de gemmes pour gérer les stocks accumulés.

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Un espoir en dépit des défis

Bien que la situation actuelle représente un défi, le projet pourrait générer des revenus supplémentaires pour le pays, en proie à une inflation élevée. Aussi, il pourra soutenir les investissements futurs. « Il est juste de dire que l’Angola est la nation la plus prometteuse pour les diamants », indique Zimnisky, ajoutant que la volatilité des fondamentaux de l’industrie semble derrière nous.

La société Catoca, détenue à 50,5% par le projet Luele, dont le géant russe Alrosa possède 41%. Elle pourrait contribuer au développement économique du pays, même dans un contexte mondial difficile pour l’industrie diamantaire.

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