Le Ghana interdit l’usage et la promotion des devises étrangères

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Devises étrangères
La Banque centrale du Ghana a imposé de nouvelles restrictions relatives à l’utilisation et à la promotion des devises étrangères.

Au Ghana, l’utilisation et la promotion des devises étrangères seront désormais restreintes, et passibles d’une peine d’emprisonnement.

La Banque centrale du Ghana a interdit au public, en particulier les entreprises et les institutions, de fixer des prix, faire de la publicité et recevoir des paiements en devises étrangères.  Les personnes ou entités responsables de ces actions seront passibles d’une peine d’emprisonnement maximale de 18 mois, a indiqué l’institution dans un communiqué.

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« Il est interdit aux entreprises, aux institutions et aux particuliers de s’engager dans des opérations de change sans une licence délivrée par la Banque du Ghana. Il est également interdit de fixer des prix, de faire de la publicité ou d’effectuer des transactions en devises étrangères au Ghana, sans l’autorisation écrite de Banque du Ghana. Le grand public est informé par la présente que la seule monnaie ayant cours légal au Ghana est le Cedi », lit-on dans le document publié mardi par l’institution.

Redonner sa valeur au Cedi

Cette décision vise à lutter contre les échanges de monnaie à des taux réduits, pratiqués sur le marché noir ou dans certains bureaux de change. Elle s’inscrit dans un contexte marqué par la dépréciation de la monnaie locale, le cedi. Cette dernière a perdu près de 20 % de sa valeur par rapport au dollar en 2022.

Par ailleurs, la Banque a précisé qu’elle collaborait avec des agences de sécurité nationale et les forces de l’ordre afin de faire appliquer la loi et de réprimer les opérations de change illégales. « Tous les contrevenants seront traités conformément à la loi et la Banque du Ghana exhorte le grand public à signaler toute violation constatée », a-t-elle déclaré.

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