Le Kenya supprime les taxes sur le maïs importé

0
590
maïs-importé
Le Kenya décide de supprimer les droits de douane sur le maïs importé afin de renforcer sa sécurité alimentaire.

Le Kenya a décidé de supprimer les taxes sur le maïs importé. Cette mesure a été prise pour renforcer la sécurité alimentaire du pays. Le Kenya prévoit également d’étendre les surfaces cultivées en maïs afin de réduire le déficit alimentaire.

Le Kenya veut supprimer les droits de douane sur le maïs importé dans le but de renforcer sa sécurité alimentaire. La suppression des taxes sur l’importation de cette denrée alimentaire permettra de stabiliser l’approvisionnement en céréales du pays, explique Cyrus Oguna, le porte-parole du gouvernement. Cette décision a été prise à un moment où le Kenya traverse une sécheresse prolongée et où la pression de l’inflation affecte les ménages.

Lire aussi : Le Kenya reprendra bientôt ses exportations de mangues vers l’Europe

Augmentation de la superficie des cultures de maïs

En plus de la suppression des droits de douane sur le maïs importé, le gouvernement kényan prévoit de trouver des solutions durables à l’insécurité alimentaire, rapporte Xinhua. En effet, les autorités du pays envisagent d’augmenter la superficie consacrée à la culture du maïs et d’autres cultures de base comme le blé et le riz. Selon le porte-parole du gouvernement, le nombre de Kenyans confrontés à une crise alimentaire s’élève à 4,1 millions. Il y a quelques mois, le pays comptait 3,5 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire.

Un déficit alimentaire exacerbé par la crise en Ukraine

Selon Cyrus Oguna, le déficit alimentaire que connaît actuellement le Kenya est dû à la sécheresse récurrente et à l’invasion de criquets. Il est également dû aux perturbations causées par la pandémie de Covid-19. Cette crise a été exacerbée par la guerre en Ukraine, qui a entraîné une hausse des prix des denrées alimentaires, affectant le pouvoir d’achat des populations.

Lire aussi : Le Kenya augmente le salaire minimum de 12 % pour atténuer l’impact de l’inflation