Le Niger veut relancer les activités socio-économiques dans les zones touchées par l’insécurité

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M.Ouhoumoudou Mahamadou, premier ministre nigérien

La première réunion du comité stratégique du Programme d’intervention au soutien, à la sécurité et à la stabilisation (I3S), s’est tenue cette semaine à Niamey. L’objectif est de réfléchir à la relance des activités socio-économiques dans les zones affectées par l’insécurité. 

Les activités socio-économiques dans les zones affectées par l’insécurité pourraient reprendre bientôt. Le Premier ministre nigérien Ouhoumoudou Mahamadou et les acteurs du programme I3S réfléchissent déjà sur la question. La réunion leur a permis de dégager des recommandations et des orientations pour la mise en œuvre du projet sur le terrain. 

Lire aussi : Plus de 53 000 enfants privés d’éducation à Tillabéri, au Niger, en raison de l’insécurité (OCHA)

Un pays face à plusieurs foyers de violence

D’après Xinhua , le Niger fait face depuis plusieurs années à cinq foyers de violence à la fois. Il s’agit du bassin du lac Tchad à l’est, la frontière avec le Nigeria au sud, celle avec la Libye au nord-est et celles avec le Mali et le Burkina Faso à l’ouest. Ces violences ont fait des centaines de victimes civiles et militaires. Il y a eu des centaines de milliers de déplacés.

Plus de 579 établissements de l’enseignement primaire et secondaire ont été forcés de fermer cette année en raison dans la région de Tillabéry (ouest).

Selon le ministère de l’Éducation nationale, ces fermetures d’école ont affecté 53 562 élèves, dont 25 828 filles.  « C’est conscient de tous ces défis que le Niger multiplie les initiatives dans la recherche de partenaires capables de l’aider à faire face à ces menaces. Ces partenaires pourront également l’aider à assurer la sécurité des personnes et leurs biens». C’est ce qu’a indiqué M. Mahamadou. 

C’est dans cette logique que l’Union européenne a décidé de lancer le programme I3S Niger. L’objectif est de soutenir les efforts de l’Etat nigérien pour relever les défis liés au maintien de la sécurité, au retour de l’administration civile et des services publics dans les villages affectés.