Les pays du G20 doivent fournir 165 milliards $ supplémentaires par an pour la protection de la nature (ONU)

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Ivo Mulder, chef de l'unité Financement climatique du PNUE

Les pays du G20 devront redoubler d’efforts en matière de financement climatique, indique un nouveau rapport de l’ONU. Le rapport examine comment les pays riches peuvent améliorer leur soutien dans le domaine de la protection de la planète.

Les grandes économies doivent mieux soutenir les objectifs internationaux en matière de protection de la planète. Le soutien des pays du G20 devrait contribuer au déploiement des Solutions fondées sur la nature (NbS), indique un nouveau rapport de l’ONU. Le document a été élaboré par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), le Forum économique mondial (WEF) et l’initiative « Economics of Land Degradation« .

Les pays du G20 invités à accroître leur financement climatique

Le rapport indique qu’il est nécessaire d’augmenter d’au moins 140 % les investissements annuels du G20 dans les NbS. Ce taux représente un financement de 165 milliards $ supplémentaires par an. Cet investissement contribuera à atteindre les objectifs en matière de biodiversité. Il contribuera aussi à atteindre les objectifs de restauration des terres d’ici 2050.

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Au niveau mondial, le rapport indique que les investissements futurs dans la nature doivent être multipliés par quatre d’ici 2050. C’est soit un investissement annuel de plus de 536 milliards $. « Les pays du G20 réalisant la majeure partie de l’activité économique et financière mondiale avec une marge de manœuvre budgétaire, le rapport affirme qu’ils ont la capacité d’atteindre cet objectif », indique l’ONU.

Investir dans des crises interdépendantes du climat

Le rapport invite les États du G20 à s’attaquer aux crises interdépendantes du climat, de la biodiversité et de la dégradation des terres. Ces grandes économies doivent porter leurs investissements dans la nature à 285 milliards $ par an d’ici 2050, indique un rapport. « Afin d’accroître le financement privé, les gouvernements peuvent stimuler les investissements en faveur de la nature, par exemple en créant des marchés stables et prévisibles pour les services éco systémiques tels que le carbone forestier ou en utilisant l’argent public à des taux inférieurs à ceux du marché », a déclaré Ivo Mulder, chef de l’unité Financement climatique du PNUE.

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Un rapport publié en 2021 indique qu’il faudra investir 4 100 milliards $ entre 2020 et 2050. Ce montant permettra de combler le déficit de financement dans les NbS. Le rapport est intitulé « État des finances pour la nature, tripler les investissements dans les solutions fondées sur la nature d’ici 2030 ».

Le rapport signe également la nécessité d’accélérer la restauration des terres dans le monde entier. Cet objectif est prévu dans la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes 2021-2030.