L’UA met en place un système d’alerte précoce pour mieux faire face aux effets du changement climatique

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Amjad Abbashar, directeur régional pour l'Afrique au Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe

L’Afrique est confrontée à des conditions météorologiques plus extrêmes liées au réchauffement de la planète. Selon les experts, les systèmes d’alertes et des actions précoces permettront de limiter l’impact de la crise climatique. C’est ce qui amène l’Union Africaine à lancer un centre d’opérations en cas de catastrophe à Nairobi pour le continent.

L’Union africaine a mis en place un centre d’opérations en cas de catastrophe à Nairobi. Ce centre permettra de surveiller les principaux risques et de fournir des alertes régionales précoces sur les phénomènes météorologiques dus au changement climatique. Il s’agit du premier centre d’opérations en cas de catastrophe du continent.

Le système centralisé de surveillance et d’alerte précoce aidera l’Afrique à mieux faire face aux effets du changement climatique. Bien que le continent soit le plus faible émetteur de gaz à effet de serre, il est le plus vulnérable aux effets du réchauffement de la planète.

Le centre de Nairobi est situé au centre de prévisions et d’applications climatiques de l’IGAD. Il utilise East Africa Hazards Watch, un système développé par le centre pour la collecte et le partage de données multi-aléas avec les pays membres. Le centre fournit des informations climatiques et des alertes précoces à 11 pays d’Afrique de l’Est sur les inondations et sécheresses. « Nous devons équiper les communautés elles-mêmes pour qu’elles soient en mesure de répondre à une catastrophe dans ses premières heures au moins », a déclaré Amjad Abbashar, directeur régional pour l’Afrique au Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe.

« Le système fonctionne automatiquement de sorte qu’il ingère l’ensemble des données », a déclaré Jully Ouma, analyste des systèmes d’information géographique à l’Autorité intergouvernementale pour le développement, ou IGAD, à Nairobi. Selon lui, le Centre d’excellence sur le climat en Afrique de l’Est (ICPAC) dispose système de calcul automatisé. Le système se met à jour tous les 10 jours. Ce qui permet de relever les conditions de sécheresse.

L’UA prévoir d’ouvrir un centre similaire au Niger au cours de ce mois. Ce centre surveillera les pluies extrêmes et les cyclones. Les informations recueillies sur les deux sites seront distribuées par la salle de situation au siège de l’UA à Addis-Abeba.