Le Mali et la Côte d’Ivoire signent des engagements pour la libération des 46 soldats ivoiriens

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Soldat ivoirien
Un militaire ivoirien.

La visite d’une délégation ivoirienne à Bamako, ce jeudi, pourrait accélérer la mise en liberté des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali.


Le Mali et la Côte d’Ivoire ont accepté de signer, jeudi, des engagements pour la libération de 46 militaires ivoiriens. Ces derniers, détenus depuis le 10 juillet dernier, sont accusés par les autorités maliennes de « tentative d’atteinte à la sûreté extérieure de l’État ».
Une délégation ivoirienne a été reçue en audience jeudi à Bamako, afin de discuter du dossier. Selon la délégation ivoirienne, les négociations se sont déroulées dans « une ambiance fraternelle » et pourraient déboucher sur une libération imminente des soldats.
« Comme vous le savez, il y a eu un malentendu entre la République du Mali et celle de la Côte d’Ivoire, il y a de cela quelques mois. Il était bon que nous puissions nous rencontrer pour en parler. C’est ce que nous avons fait avec nos frères maliens et le Président Assimi Goïta nous a fait l’honneur de recevoir pour que je puisse lui transmettre le message du Président Alassane Ouattara », a déclaré le ministre d’État ivoirien Téné Birahima Ouattara, à sa sortie d’audience.

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Réunis le 4 décembre à Abuja, les chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont exigé la libération des soldats ivoiriens. « Nous demandons aux autorités maliennes au plus tard au 1er janvier 2023 la libération des soldats ivoiriens », avait déclaré Omar Touray, président de la commission de la CEDEAO.
Pour rappel, les soldats détenus ont été envoyés par les autorités ivoiriennes pour fournir du renfort aux troupes de la Mission de maintien de la paix des Nations Unies au Mali (MINUSMA). Ils ont été qualifiés de mercenaires par la junte au pouvoir et mis aux arrêts depuis le 10 juillet dernier. Ces allégations ont été démenties par le gouvernement ivoirien.

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