Mali : les Touaregs revendiquent la prise de nouvelles bases militaires

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Au Mali, les tensions persistent. Les rebelles Touaregs, regroupés au sein de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), affirment avoir pris le contrôle de deux bases militaires dans la ville de Lere.

Ce regain de violence est en partie attribué au départ d’une mission de maintien de la paix des Nations Unies, qui avait joué un rôle crucial dans le maintien d’une paix fragile depuis de nombreuses années. Les deux parties, l’armée malienne et la CMA, cherchent désormais à étendre leur contrôle sur des territoires situés dans le centre désertique et au nord du pays.

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Bourem et Lere aux mains des groupes armés

La semaine précédente, la CMA avait revendiqué l’attaque de quatre positions militaires autour de la ville de Bourem. Elle s’est notamment emparée de véhicules, d’armes et de munitions. Lere, où les récents affrontements ont eu lieu, est située à environ 500 kilomètres à l’Ouest de Bourem, déjà sous contrôle des groupes armés.

Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole de la CMA, a déclaré : « La CMA a pris le contrôle des deux camps de Lere ». De son côté, l’armée malienne a confirmé l’attaque. Mais elle n’a pas fourni de détails sur la situation. Aussi, aucun des deux camps n’a révélé s’il y avait eu des pertes humaines lors des affrontements.

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Les revendications des Touaregs

Le conflit au Mali est enraciné dans les revendications des Touaregs pour une plus grande autonomie dans la région de l’Azawad. Cette volonté d’indépendance est nourrie par la négligence du gouvernement. En 2012, un soulèvement touareg avait été ainsi exploité par des groupes islamistes. Cela a créé un climat d’instabilité persistant, avec des attaques contre les civils et les forces armées.

En 2015, la CMA avait signé un accord de paix avec le gouvernement malien et les milices pro-gouvernementales. Mais les tensions sont réapparues récemment à la suite de deux coups d’État en 2020 et 2021. La présence de l’entreprise militaire russe Wagner Group et l’expulsion des forces françaises et des forces de maintien de la paix de l’ONU seraient également à l’origine. La situation au Mali reste volatile, avec des conséquences potentiellement graves pour la stabilité de la région.

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