Mali : La Banque mondiale prête 250millions$ pour améliorer la gestion des déchets solides et l’assainissement

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PRUBA
Projet de résilience urbaine de Bamako.

La Banque mondiale a accordé un prêt de 250 millions $ au Mali. Le financement servira à améliorer la gestion des déchets solides et l’accès aux services d’eau et d’assainissement.

Le Mali obtient un nouveau financement de 250 millions $ de la Banque mondiale. Ce prêt provient de l’Association internationale de développement (IDA). Il servira à financer le projet de résilience urbaine de Bamako (PRUBA). Ce projet prévoit d’améliorer la gestion des déchets solides et l’accès aux services d’eau et d’assainissement. Il permettra d’accroître la résilience aux inondations dans les zones vulnérables du district de Bamako et de communes voisines ciblées.

Le PRUBA permettra d’améliorer la gestion des déchets solides. Il prévoit de réhabiliter et de développer les infrastructures nécessaires au rétablissement des services primaires de gestion des déchets, dont la collecte, le transfert et le traitement des déchets solides. Il priorisera les investissements dans l’assainissement et l’amélioration des réseaux de stockage et de distribution d’eau

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Construction d’infrastructures d’assainissement

Les fonds permettront de réhabiliter la décharge de Noumoubougou afin de fournir à la région du Grand Bamako une capacité de traitement pendant 20 ans. Cette capacité sera étendue grâce à la modernisation de l’unité existante. L’extension offrira une capacité supplémentaire de deux millions de tonnes sur les 40 hectares restants du site, explique la Banque mondiale.

Le projet prévoit de construire deux stations de traitement des boues fécales afin de combler le manque de systèmes d’assainissement adéquat à Bamako. Les deux stations auront une capacité quotidienne de 600 mètres cubes, soit 42 tonnes de matière sèche. Elles desserviront environ 700 000 habitants. L’initiation envisage la construction d’environ 800 blocs de latrines dans certaines écoles publiques. Les ménages les plus pauvres situés à proximité de ces écoles bénéficieront de la construction de 20 000 latrines domestiques.

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Faciliter l’accès à l’eau dans les zones mal desservies de Bamako

Le projet contribuera à accroître les raccordements des ménages et des bornes-fontaines là où cela est nécessaire, facilitant l’approvisionnement en eau des zones non desservies de Bamako et des communes voisines. « Des investissements supplémentaires dans des infrastructures résilientes permettront de renforcer la résistance aux inondations et d’améliorer les conditions de vie dans certains quartiers urbains vulnérables », précise la Banque mondiale dans un communiqué.

Le projet cible les personnes pauvres et vulnérables, notamment les femmes et les jeunes, ainsi que les personnes déplacées à l’intérieur du pays, indique Clara De Sousa, directrice pays de la Banque mondiale pour le Mali. L’objectif de la Banque à travers ce financement est de « soutenir le renforcement de la résilience aux chocs et aux crises liées au climat », a-t-elle ajouté.

À Bamako, les réseaux d’égouts sont presque inexistants. Près de 98 % de la population dépend encore des installations sanitaires autonomes. La capitale malienne ne dispose pas d’installations réglementées de traitement des boues d’épuration, en raison des difficultés liées à la sécurisation des sites.

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