Farabougou sous le choc : une attaque meurtrière du Jnim au Mali fait une quarantaine de victimes

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FAMA
Les djihadistes du Jnim ont perpétré une attaque d'ampleur à Farabougou, ciblant des soldats maliens et des chasseurs traditionnels dozos.

Les djihadistes du Jnim ont perpétré une attaque d’ampleur, mardi après-midi 12 décembre, à Farabougou, région de Ségou, dans le centre du Mali. Selon le bilan, cette attaque a engendré la mort d’au moins une quarantaine de soldats maliens et de chasseurs traditionnels dozos dans ce village. Celui-ci représente à la fois les souffrances de la population malienne et les efforts des autorités de transition pour rétablir la sécurité.

Soldats et chasseurs traditionnels dozos ciblés

Les djihadistes du Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans, lié à al-Qaïda sont arrivés en groupe entre 14 et 15 heures locales et se sont retirés des lieux vers 17 heures. Pendant ce temps, ils ont éliminé le détachement de l’armée positionné dans le village. Les soldats maliens et les villageois accusés de collaborer avec eux étaient la cible principale des djihadistes. Il s’agit notamment des chasseurs traditionnels dozos, servant de supplétifs aux militaires dans la région.

Près de cinquante soldats et chasseurs tués

Plusieurs sources sécuritaires et civiles locales révèlent un décès d’environ cinquante soldats et chasseurs. Par ailleurs, les sources indiquent toutes qu’il est encore tôt pour préciser le nombre de soldats et de chasseurs tués. En effet, plusieurs dizaines de soldats et de villageois sont toujours portés disparus. Ainsi, il est impossible de déterminer avec certitude le nombre de personnes tuées, prises en otages ou se réfugient encore dans la brousse.

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Camp militaire détruit

La plupart des habitants se sont échappés et les renforts de l’armée en provenance de Sokolo sont rentrés dans un village abandonné. Les djihadistes ont pillé le camp militaire, emporté une quantité de matériel et détruit ce qu’ils ne pouvaient pas prendre.

Une source sécuritaire malienne précise qui s’agit d’un « carnage ». Elle souligne l’impossibilité dans cette région d’utiliser les vecteurs aériens, en raison vraisemblablement de la topographie de la zone ou encore de la proximité physique immédiate des différents acteurs. En outre, la source dénonce la présence d’éléments infiltrés du Jnim dans le village. Il est important de noter que l’armée n’a pas encore sorti un communiqué officiel sur cette attaque.

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