Le Niger lance les concertations régionales en vue d’un dialogue national inclusif

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Premier ministre nigérien
Le Premier ministre nigérien lance à Agadez (nord) les concertations régionales, en prélude au dialogue “national inclusif”.

Le Premier ministre nigérien Ali Mahaman Lamine Zeine a lancé à Agadez (nord) les concertations régionales, en prélude au dialogue “national inclusif”. Celui-ci permettra notamment de déterminer la durée de la transition.

« M. Zeine a donné ce lundi à Agadez le coup d’envoi des assises régionales qui doivent se tenir dans les huit régions du pays, en prélude au dialogue national », a indiqué un responsable local d’Agadez. Lors de son intervention à la télévision publique nigérienne, le chef du gouvernement de transition a précisé que le dialogue national débutera “très bientôt”. En outre, il a encouragé ces débats régionaux à être les plus “consensuels et inclusifs possible”.

Les quatre axes du prochain dialogue national

Environ 300 représentants d’élus, de chefs traditionnels, d’ex-combattants, d’organisations de jeunesse, de syndicats, d’ONG, ont tenu les premières concertations pour la région d’Agadez. Les propositions étudiées portent sur les quatre axes qui seront abordés au prochain dialogue national. Il s’agit notamment de “la durée” de la transition, “les principes fondamentaux” et les “axes prioritaires” qui régiront cette période.

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Par ailleurs, les discussions ont abordé d’autres sujets comme l’exploitation de l’uranium par des sociétés étrangères (dont le géant français Orano), la présence d’une base militaire américaine. Les défis liés à l’immigration clandestine étaient également au menu des échanges. Il faut souligner qu’Agadez représente une véritable plaque tournante de la migration vers l’Europe. En outre, l’insécurité dans cette zone liée aux mines d’or artisanales a empreint les discussions.

Transition courte

Le 10 décembre, la Commission de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a entamé un allègement de ses lourdes sanctions imposées au Niger après le coup d’Etat. La communauté a conditionné la levée de ces sanctions à une « transition courte » avant un rétablissement des civils au pouvoir. Depuis le renversement du président élu Mohamed Bazoum le 26 juillet, le Niger est sous un régime miliaire.

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