Plusieurs régions du monde touchées par des pénuries d’eau extrêmes en 2021 (OMM)

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Pénurie d'eau
De nombreuses régions du monde ont connu des niveaux de sécheresse plus élevés que la normale en 2021.

En 2021, les quantités d’eau à la surface et en dessous des terres émergées étaient nettement inférieures à la moyenne, d’après l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

De nombreuses régions du monde ont connu des niveaux de sécheresse plus élevés que la normale en 2021. L’alerte a été lancée mardi par l’OMM, dans son premier rapport annuel sur l’état des ressources mondiales en eau.

Selon l’OMM, le rythme des précipitations a été largement influencé par le changement climatique. Plus de deux tiers de la superficie mondiale a enregistré un débit d’eau inférieur à la moyenne. « Les effets du changement climatique se font souvent sentir à travers l’eau et ont des répercussions en cascade sur les économies, les écosystèmes et tous les aspects de notre vie quotidienne », a déclaré le chef de l’OMM, Petteri Taalas.

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Le stockage des eaux terrestres en baisse

En 2021, la quantité d’eau à la surface et sous la surface des terres émergées était nettement inférieure à la moyenne dans plusieurs régions. Globalement, les tendances négatives sont plus marquées que les positives. Dans certaines zones sensibles, la situation est exacerbée par la surexploitation des eaux souterraines pour l’irrigation.

En Afrique, le débit de fleuves tels que le Niger, la Volta, le Nil et le Congo a été inférieur à la normale en 2021. En revanche, la région des Grands Lacs présente une anomalie positive, tout comme le bassin du Niger et la vallée du Rift.

Quelque 3,6 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau douce pendant au moins un mois par an. Ce chiffre devrait passer à plus de cinq milliards d’ici 2050, selon le rapport. « Le Rapport sur l’état des ressources en eau dans le monde vise à combler le manque de connaissances et à fournir un aperçu concis de la disponibilité de l’eau dans différentes régions du monde. Il permettra d’éclairer la réalisation d’investissements visant à faciliter l’adaptation au climat et l’atténuation de ses effets, de même que la campagne que mènent les Nations Unies pour que, d’ici à cinq ans, chaque personne puisse recevoir des alertes précoces en cas de dangers tels que les inondations et les sécheresses », a souligné Petteri Taalas.

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