RDC : 70 millions $ de la BAD pour le développement agro-industriel du Ngandajika

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Serge Nguessan, directeur général de la BAD pour la région Afrique centrale

La Banque africaine de développement (BAD) a accordé un prêt de 70,76 millions $ à la République démocratique du Congo (RDC). Les fonds serviront à mettre en œuvre le Programme d’appui au développement agro-industriel du Ngandajika (PRODAN), dans le centre du pays.

Le PRODAN constitue la phase pilote d’une opération visant à développer l’agriculture à travers la création de parcs agro-industriels dans chacune des 22 provinces du pays. L’objectif est de stimuler une croissance annuelle du secteur agricole de plus de 6 %. Le projet permettra également de réduire la pauvreté, d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations rurales, de créer des emplois et des revenus durables. 

Le programme cible les zones fragiles et défavorisées sur le plan économique, social et environnemental, mais dotées d’un potentiel agricole important. 

Combler le déficit alimentaire dans le pays

Pour M. Serge Nguessan, directeur général de la BAD pour la région Afrique centrale, « ce programme répond au défi de l’insécurité alimentaire auquel la RDC est confrontée ». En effet, malgré un potentiel de terres arables fertiles et de conditions climatiques favorables, le pays fait face à un déficit alimentaire croissant estimé à 10,5 millions de tonnes de céréales par an. « La seule façon de combler le déficit alimentaire est de recourir à des importations massives d’environ 1,5 milliards de dollars par an. Mais l’étendue du pays fait qu’il est encore plus difficile de satisfaire les besoins alimentaires des zones éloignées », a-t-il souligné. 

Le PRODAN fait partie du grand programme prioritaire du gouvernement congolais qui a l’ambition d’inverser progressivement la tendance d’insécurité alimentaire. Cela passera par le développement de zones spéciales de transformations agro-industrielles. Ce programme est la première opération de ce type pour la RDC. 

Le projet bénéficiera directement à plus de 131 413 ménages, soit environ 750 000 personnes, dont 52 % de femmes, et indirectement à 500 000 ménages agricoles. Il induira la création et la consolidation d’environ 35 petites et moyennes entreprises agricoles, 40 000 emplois directs pour les jeunes. 

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