Référendum au Tchad : l’opposition conteste les résultats

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Au Tchad, l'opposition réfute les résultats du référendum sur la nouvelle Constitution.

Le Tchad fait face à une situation politique tendue après le référendum du 17 décembre dernier, où la nouvelle Constitution a été approuvée à 86 % selon la commission électorale. Cependant, l’opposition conteste vivement ces résultats, affirmant qu’ils ont été manipulés.

Au lendemain du référendum au Tchad, la tension persiste. La nouvelle Constitution ayant été approuvée à 86 %, selon les résultats provisoires de la Commission nationale chargée de l’organisation du référendum constitutionnel (Conorec), est contestée par l’opposition. Après avoir appelé au boycott du scrutin, elle conteste vigoureusement ces chiffres. « Ils ont transformé les résultats depuis longtemps pour les rendre publics aujourd’hui. C’est une honte pour le pays », dénonce Yoyana Banyara, président du Bloc Fédéral.

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Les résultats définitifs contestés avant proclamation

La contestation de l’opposition soulève des inquiétudes quant à la stabilité politique du pays. Max Kemkoye, président du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), affirme que le taux de participation est surestimé. D’après lui, le boycott a été largement respecté. Les résultats définitifs, qui seront proclamés par la Cour suprême le 28 décembre, pourraient intensifier les tensions.

Ce référendum est considéré par l’opposition comme un plébiscite visant à préparer l’élection du président de transition, le général Mahamat Idriss Déby Itno. Aussi, il suscite des craintes de perpétuation d’une « dynastie » initiée par son défunt père. Depuis avril 2021, le Tchad est dirigé par le général Mahamat Idriss Déby, successeur de son père Idriss Déby, décédé au front.

Craintes persistantes au sein de l’opposition

La situation politique tendue au Tchad trouve ses racines dans la répression sanglante d’octobre 2022. Environ 300 manifestants ont été tués lors de ces manifestations pacifiques contre la prolongation de la transition. Depuis lors, toute manifestation hostile au pouvoir est interdite, créant un climat de peur et de répression. L’amnistie générale annoncée fin novembre ne semble pas apaiser les craintes de l’opposition et des ONG internationales quant à l’avenir politique du Tchad.

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