La moitié des établissements de santé dans le monde n’ont pas accès aux services d’hygiène de base (OMS/UNICEF)

0
585
Service de santé
La moitié des établissements de soins de santé dans le monde n’ont pas accès aux services d’hygiène de base.

De nouvelles estimations publiées par l’OMS et l’ONU dans un rapport conjoint révèlent l’ampleur du risque de propagation des maladies et d’infection pour les patients et les prestataires de soins.

La moitié des établissements de soins de santé dans le monde n’ont pas accès aux services d’hygiène de base, notamment à l’eau, au savon et aux produits hydroalcooliques. 3,85 milliards de personnes utilisent de telles installations et sont donc exposées à un plus grand risque d’infection. L’alerte a été lancée dans le dernier rapport du Programme commun OMS/UNICEF de surveillance de l’eau et de l’assainissement.

Lire aussi: Le manque de personnel pèse sur les systèmes de santé africains, selon l’OMS

Les nouvelles estimations mondiales donnent une image plus alarmante de la situation actuelle de l’hygiène dans les établissements de soins de santé. Selon le document, 68 % des établissements disposent d’installations d’hygiène sur le lieu de soins. Même si 65 % de ces établissements ont des toilettes équipées d’installations pour se laver les mains à l’eau et au savon, seuls 51 % d’entre eux remplissent les deux critères. En outre, un établissement de santé sur 11 dans le monde ne possède ni l’une ni l’autre de ces installations.

« Les installations et les pratiques d’hygiène sont une exigence non négociable sur les lieux de soins. Leur amélioration est essentielle si l’on veut mieux se préparer aux pandémies, les prévenir et s’en relever. L’hygiène ne peut être assurée dans ces établissements sans augmenter les investissements dans les mesures de base, notamment l’eau potable, des toilettes propres et la gestion sûre des déchets d’activités de soins », a déclaré Maria Neira, Directrice du Département Environnement, changements climatiques et santé (ECH) de l’OMS.

Lire aussi: L’OMS estime que 91 millions d’Africains vivent avec l’hépatite B ou C